Obstacles à l’utilisation de la warfarine dans la fibrillation auriculaire non valvulaire

Rédacteur — L’anticoagulation est sous-utilisée dans le traitement de la fibrillation auriculaire non valvulaire. Choudhry et al. Montrent que les effets indésirables de l’anticoagulation ont une plus grande influence sur sa prise en charge que les accidents ischémiques évitables1. Ils supposent que ce résultat provient d’une crainte ou d’une inquiétude indue concernant les conséquences néfastes de l’anticoagulation. généralistes, abordant la façon dont la peur de l’anticoagulation affecte la gestion de la fibrillation auriculaire non valvulaire. Nos résultats préliminaires indiquent que l’aversion au risque d’hémorragie intracrânienne est importante. Les médecins sont excessivement prudents en prescrivant l’anticoagulation où il y a un risque perçu d’hémorragie majeure et même mineure même quand les avantages de l’anticoagulation l’emportent sur les risques. Dans 207 réponses précoces, 95 médecins ont rapporté l’expérience d’un AVC ischémique chez leurs patients non valvulaires. fibrillation auriculaire sans anticoagulation. Seuls 27 ont signalé une hémorragie intracrânienne chez ces patients recevant des anticoagulants. Plus de la moitié des omnipraticiens (112) s’attendaient à ressentir la même responsabilité à l’égard d’une hémorragie intracrânienne chez un patient prenant des anticoagulants ou d’un accident vasculaire cérébral ischémique fatal ou invalidant sans anticoagulation. Près d’un cinquième (40) se sentirait plus responsable d’une hémorragie intracrânienne. Lorsqu’on lui a demandé de choisir un traitement pour un patient hypothétique avec une fibrillation auriculaire non valvulaire à “ élevé ” 2 risques d’accident vasculaire cérébral, près de trois quarts des médecins (150) sélectionneraient de manière appropriée la warfarine. Un risque perçu de saignement réduit considérablement la sélection de la warfarine même lorsque le risque de saignement était acceptable, selon les meilleures données disponibles.3,4 En présence d’un risque de chutes mineures qui ne contre-indiquerait pas l’anticoagulation3, moins de la moitié des médecins ( 96) sélectionnée warfarine. Un peu plus d’un quart (58) donnerait des anticoagulants à un patient à haut risque d’AVC ayant des antécédents de saignements de nez récurrents. Seulement un cinquième des médecins (42) donneraient des anticoagulants à un patient ayant un ulcère gastroduodénal hémorragique précédemment traité. La mise en place d’une prise en charge factuelle de la fibrillation auriculaire non valvulaire s’avère difficile, et le potentiel de réduction du risque d’AVC est encore faible. Nous sommes pleinement conscients que nos découvertes préliminaires appuient l’affirmation de Choudhry et al. que la sous-prescription d’anticoagulants à la fibrillation auriculaire a une dimension psychologique profonde. Toute stratégie visant à améliorer la prise en charge factuelle de la fibrillation auriculaire non valvulaire devra s’attaquer aux inquiétudes excessives des cliniciens à propos de l’anticoagulation. Nous devons réduire l’anxiété à propos de “ les actes de commission ” dans la prise en charge de la fibrillation auriculaire non valvulaire.

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